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Cinq duos pour une victoire A quelques heures de l’arrivée (prévue entre 11h et 15h en France), cinq bateaux naviguent à vue. Kito de Pavant et Pietro D’Ali (Groupe Bel) conservent une courte avance de moins de 2 milles sur Vittet/Lemonchois (ATAO Audio System). Après 20 nuits en mer, le suspense va durer jusqu’au bout… C’est le scénario le plus incroyable qu’on pouvait imaginer ! Cinq bateaux à vue à moins de 50 milles de l’arrivée ! Un vent qui continue de mollir et génère une situation terriblement stressante, surtout pour les leaders Kito de Pavant et Pietro D’Ali (Groupe Bel), qui voient leurs adversaires les rattraper doucement. Que va-t-il se passer à la pointe des Colombiers, juste avant l’arrivée ? Cet ordre va-t-il être respecté jusqu’au bout ? Impossible de le savoir à l’avance. Comme dit Roland Jourdain (3e sur Veolia) ce matin : « elle est trop cette Transat ! On a l’impression de faire le tour de l’île de Groix. On voit les feux de cinq bateaux. Je ne sais pas ce qui peut se passer de plus farfelu. Un peu de dévent sous l’île ? Un petit grain du matin ? » Visiblement, cette 8e Transat AG2R réserve bien des surprises, et la course n’est pas encore finie, même à quelques heures de l’arrivée. « Depuis une semaine, on a gratté tous nos petits camarades les uns après les autres, s’amuse Lionel Lemonchois (2e sur ATAO Audio System). Là, il n’en reste plus qu’un, on ne va pas se laisser faire. La bataille va être difficile, mais belle, comme le groupe ! » A bord du Groupe Bel, justement, la situation est beaucoup plus tendue. Kito de Pavant et Pietro D’Ali vont défendre chèrement leur position de leader. « On serre les fesses ! Ça pousse au portillon derrière, avoue Kito de Pavant. On avait pas mal d’avance et on a fait un arrêt-buffet sous un nuage. On a environ 2 milles d’avance, j’espère que ça suffira. Il faut tenir encore six heures (joint à 5h00 ce matin). » L’expérience serait-elle déterminante pour une telle fin de course à suspense ? Force est de constater que le podium ce matin est constitué de six marins tous quadragénaires ! Ce qui vaut à Roland Jourdain, qui a fêté ses 42 ans hier, cette petite pique d’humour envers les trois bateaux suivants : « il n’y a que des vieux devant ! Quelle douleur pour les générations futures de se dire qu’ils doivent encore attendre pour gagner l’AG2R ! » Quel que soit le podium final à Saint-Barthélemy, ça risque de bien chambrer à l’arrivée…
(Infos : Penduick)
Huîtres d'Arcachon - Cap Ferret
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